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Le premier novembre ouvre la porte
sur l’au-delà et plus
particulièrement sur ceux et celles
qui sont dans l’amour de Dieu en la
fête de la Toussaint. Aussitôt après
nous avoir invités à célébrer tous
ceux qui ont atteint le bonheur de
la possession de Dieu, l’Église nous
remet devant les yeux ceux qui se
trouvent dans l’au-delà et qui ne
jouissent pas encore de ce bonheur.
La fête de la Toussaint est
inséparable de la commémoration des
défunts. La première célébration est
toute de joie; la seconde comporte
un aspect de compassion envers ceux
qui, étant passés par la mort,
souffrent avant d’entrer dans la
félicité céleste.
Ce qu’il y a de plus admirable,
c’est que cette compassion peut être
efficace. Nous avons le pouvoir
d’aider, par notre prière, ceux qui
ont un intense désir d’entrer
pleinement dans l’intimité divine et
éprouvent la peine de ne pas pouvoir
satisfaire immédiatement ce désir.
Il y a là une application extrême du
principe de la communion des saints,
c’est-à-dire de la solidarité qui
fait bénéficier chaque homme de la
sainteté de tous ses frères. En
vertu de cette communion, nous
pouvons contribuer à rendre les
autres meilleurs, par le
développement de la vie de la grâce
en nous, par nos efforts de progrès
moral et spirituel. La « communion »
de sainteté s’étend jusque dans
l’au-delà; la solidarité qui nous
unit aux défunts franchit la
séparation de la mort.
Je t’invite donc à prendre quelques
instants pour offrir votre journée,
ou encore à prier ou encore à parler
aux membres de ta famille qui sont
décédés. Il n’est pas nécessaire de
le dire à tout le monde, dans le
silence de ton cœur, vit un moment
de communion avec un être cher qui
t’a quitté.
«
Que les âmes des fidèles défunts
reposent en paix par la miséricorde
de Dieu. Amen. » |